L'art de valoriser son travail sans se vanter : le guide du "faire savoir"
- amelielutz
- 27 nov. 2025
- 6 min de lecture
Vous minimisez vos réussites ? Vous attendez qu'on remarque votre travail ? Le "faire savoir" n'est pas de la vantardise, c'est une compétence professionnelle essentielle. Découvrez comment valoriser vos contributions avec authenticité et efficacité.
Pour améliorer le référencement du post, ajoutez un mot-clé dans le titre.
Marc* un de mes coaché travaille dans une grande entreprise depuis 8 ans. Responsable de projet, il obtient d'excellents résultats, livre dans les temps, anticipe les problèmes. Pourtant, lors du dernier comité de direction, son manager a félicité un collègue pour un projet... que Marc avait en grande partie piloté.
Sa réaction ? « De toute façon, ma hiérarchie n'a pas le temps de s'intéresser à ce que je fais. »
Cette phrase révèle un schéma professionnel répandu : le driver "sois fort" de l'Analyse Transactionnelle. Ce comportement automatique pousse à tout gérer seul, à ne jamais montrer ses difficultés... et surtout, à ne jamais mettre en avant ses réussites.
Le problème ? Dans le monde professionnel actuel, faire du bon travail ne suffit plus. Il faut aussi savoir le faire savoir.
Vous vous reconnaissez dans cette situation ? Vous avez l'impression de tourner en rond malgré vos compétences ? Cet article est fait pour vous. Nous allons explorer ensemble pourquoi tant de professionnels restent invisibles et, surtout, comment y remédier sans tomber dans l'autopromotion excessive.
*Prénom d'emprunt pour respecter la confidentialité des accompagnements.

Pourquoi tant de professionnels minimisent-ils leurs contributions ?
Le driver "sois fort" : l'ennemi caché de votre reconnaissance
Dans l'Analyse Transactionnelle, les drivers comportementaux sont des automatismes qui guident nos actions. Le driver "sois fort" se manifeste par :
Une difficulté à demander de l'aide
Le besoin de tout gérer seul
La minimisation systématique de ses réussites
L'attente que "ça se voit" naturellement
Marc, par exemple, pensait que son travail parlerait de lui-même. Résultat ? Invisibilité professionnelle et frustration croissante.
« Ils n'ont pas le temps, si ils ont des questions ils peuvent m'appeler » est une pensée limitante qui transforme votre silence en invisibilité professionnelle.
Faire savoir vs se vanter : quelle différence ?
Ce que le "faire savoir" N'EST PAS
❌ Se vanter constamment
❌ S'attribuer le mérite du travail d'équipe
❌ Envoyer des emails à rallonge sur chaque petite tâche
❌ Minimiser les contributions des autres
❌ Exagérer ses résultats
Ce que le "faire savoir" EST réellement
✅ Informer factuellement sur l'avancement de vos projets
✅ Partager les résultats obtenus et leur impact business
✅ Valoriser le travail d'équipe en incluant les contributions de chacun
✅ Créer de la visibilité sur votre valeur ajoutée
✅ Faciliter la prise de décision de votre hiérarchie grâce à l'information
Le "faire savoir" est une compétence professionnelle au même titre que la gestion de projet ou l'analyse de données.
Les 7 techniques concrètes pour valoriser votre travail
1. Le reporting stratégique hebdomadaire
Principe : Un email court envoyé chaque vendredi récapitulant vos réalisations de la semaine.
Structure type :
Objet : [Prénom] - Points clés semaine 47
Bonjour [Manager],
Voici un résumé de mes avancées cette semaine :
✅ RÉALISATIONS :
• Finalisation du projet X → impact : réduction de 15% du temps de traitement
• Résolution du blocage Y avec l'équipe IT
🔄 EN COURS :
• Préparation présentation client (livraison 2/12)
⚠️ POINTS D'ATTENTION :
• Besoin de validation sur le budget Z d'ici mercredi
Belle fin de semaine,
[Prénom]Pourquoi ça marche : Vous créez un rituel de communication. Votre manager sait qu'il peut compter sur cette mise à jour régulière.
2. La reformulation positive des pensées limitantes
Rappelez-vous Marc et sa pensée : « Ma hiérarchie n'a pas le temps. »
Voici comment la transformer :
Pensée limitante | Reformulation positive | Action résultante |
« Ils n'ont pas le temps » | « Ils seront contents d'avoir une vision claire » | J'envoie un point hebdomadaire |
« Je vais les déranger » | « Je facilite leur travail de management » | Je communique proactivement |
« Ça va faire vantard » | « Je partage des données factuelles » | Je documente mes résultats |
Exercice pratique : Notez pendant une semaine toutes les fois où vous vous retenez de communiquer. Identifiez la pensée limitante et reformulez-la.
3. Le bilan de fin de projet
À chaque clôture de projet, envoyez un bilan d'impact :
Contexte : Quel était l'enjeu initial ?
Actions menées : Qu'avez-vous mis en place ?
Résultats obtenus : Quels indicateurs prouvent le succès ?
Apprentissages : Qu'est-ce qui pourrait être amélioré ?
Remerciements : Qui a contribué au succès ?
Ce format démontre votre capacité d'analyse ET votre reconnaissance du travail collectif.
4. La valorisation lors des réunions
Situation classique : Votre manager demande « Qui peut me donner un point sur le projet X ? »
Réaction "sois fort" : Vous attendez qu'il vous interroge directement.
Réaction "faire savoir" :
« Je peux partager l'avancement. Nous avons finalisé la phase 1 avec 2 jours d'avance. L'équipe [nommer les personnes] a été particulièrement efficace sur la partie technique. On démarre la phase 2 lundi. »
Astuce : Préparez 2-3 phrases clés avant chaque réunion. Vous serez moins pris au dépourvu.
5. Le "journal des victoires"
Créez un document privé où vous notez chaque semaine :
3 réussites professionnelles (même "petites")
1 difficulté surmontée
1 compétence mobilisée
Pourquoi ? Ce journal devient votre base pour :
Vos entretiens annuels
Vos candidatures internes
Votre bilan de compétences
Votre confiance en vous
6. Les "bonnes nouvelles" proactives
Ne communiquez pas uniquement en cas de problème. Partagez aussi les bonnes surprises :
« Le client vient de valider notre proposition »
« Nous avons économisé 5k€ sur ce poste budgétaire »
« L'équipe a trouvé une solution plus rapide que prévu »
Script type :
« Bonjour [Manager], juste un point positif rapide : [bonne nouvelle]. Cela nous permet de [impact]. Je te tiens au courant de la suite. »
7. La demande de feedback structurée
Au lieu d'attendre le retour annuel, sollicitez des feedbacks réguliers :
« J'aimerais avoir ton retour sur le projet Y. Qu'est-ce qui a bien fonctionné selon toi ? Qu'est-ce que je pourrais améliorer pour le prochain ? »
Cette démarche montre :
Votre capacité d'auto-évaluation
Votre volonté de progresser
Votre confiance professionnelle
Le cas de Marc : transformation en 3 mois
Revenons à Marc, ce cadre "invisible" malgré ses compétences.
Après avoir identifié son driver "sois fort" lors d'un accompagnement en coaching, voici ce qu'il a mis en place :
MOIS 1 : Mise en place du reporting hebdomadaire
→ Résultat : Son manager commence à intégrer ses contributions dans les comités de direction
MOIS 2 : Reformulation de ses pensées limitantes + journal des victoires
→ Résultat : Marc prend conscience de l'ampleur réelle de son travail
MOIS 3 : Communication proactive sur les bonnes nouvelles + valorisation en réunion
→ Résultat : Proposition d'une mission transverse avec plus de responsabilités
« J'ai réalisé que mon problème n'était pas mon expertise, mais ma communication. Maintenant, je ne me sens plus invisible. » Marc, 6 mois après l'accompagnement
Les erreurs à éviter dans le "faire savoir"
❌ Erreur #1 : Le tout ou rien
Ne passez pas du silence total à la sur-communication. Commencez progressivement avec un reporting hebdomadaire simple.
❌ Erreur #2 : S'attribuer tout le mérite
Valorisez TOUJOURS les contributions collectives. Le leadership passe par la reconnaissance des autres.
❌ Erreur #3 : Ne parler que de soi
Alternez entre vos réussites personnelles et les succès d'équipe. Montrez que vous avez une vision globale.
❌ Erreur #4 : Attendre la perfection
Ne reportez pas uniquement quand tout est "parfait". Le perfectionnisme est aussi un frein à la communication.
❌ Erreur #5 : Utiliser un langage trop technique
Adaptez votre discours à votre interlocuteur. Privilégiez l'impact business plutôt que les détails techniques.
Conclusion
Le "faire savoir" n'est pas un luxe, c'est une nécessité professionnelle.
Dans un monde du travail où la visibilité conditionne la reconnaissance, rester silencieux équivaut à freiner sa propre carrière. Pourtant, valoriser son travail ne signifie pas se transformer en vendeur de tapis.
La clé ? Communiquer factuellement, régulièrement et avec authenticité.
Marc ne se sentait pas légitime à partager ses réussites. Aujourd'hui, il a compris que le "faire savoir" est un acte de professionnalisme, pas de vanité. Et vous ?
Si vous vous reconnaissez dans ces schémas d'invisibilité professionnelle, peut-être est-il temps d'explorer vos drivers comportementaux en profondeur. C'est précisément ce que permet un bilan de compétences : identifier vos automatismes limitants et construire une communication professionnelle alignée avec vos valeurs.




Commentaires