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5 tendances auto-bloquantes qui sabotent votre reconversion professionnelle (et comment les déjouer)

Vous savez ce que vous voulez, mais vous n'avancez pas ? Découvrez les 5 tendances auto-bloquantes invisibles qui empêchent 80% des salariés à réussir leur transition de carrière.



tendances auto-bloquantes

18 novembre 2025, 19h. Six participant·e·s se connectent à la dernière séance d'un atelier de bilan de compétences. L'ambiance est différente ce soir-là : moins de plans d'action, plus d'introspection.

Je leur pose une question simple :

« Quel est votre plus grand ennemi dans ce projet de reconversion ? »

Les réponses fusent :

  • « La procrastination. Je remets tout au lendemain. »

  • « Le perfectionnisme. Je veux que tout soit parfait avant de me lancer. »

  • « La difficulté à dire non. Je m'occupe de tout sauf de mon projet. »

  • « La fuite. Dès que ça coince, je change de cap. »


Et si votre principal obstacle n'était pas le marché de l'emploi, ni le manque de compétences, mais vous-même ?


Dans cet article, je vous révèle les 5 blocages les plus fréquents que j'observe en accompagnement, avec des témoignages authentiques et des parades concrètes pour enfin passer à l'action.


Tendance auto-bloquante #1 : La procrastination systématique

Le témoignage de Thomas, 35 ans

Thomas, ancien responsable pédagogique, a identifié un projet de reconversion vers l'informatique. Lors de notre atelier, il avoue :

« Je procrastine systématiquement. Je sais ce que je dois faire :mes recherches, mes candidatures, mes enquêtes métiers, mais je repousse sans cesse. Au final, je me retrouve la veille de nos rdv à faire tout à la va-vite, stressé, avec un résultat bâclé. »

Le problème ? Thomas n'est pas paresseux. Il est paralysé par son perfectionnisme.


Le lien vicieux entre perfectionnisme et procrastination

procrastination

Vous connaissez ce schéma ?

  1. Vous voulez que votre CV soit parfait

  2. Vous repoussez sa rédaction parce que « ce n'est pas encore le bon moment »

  3. Le temps passe, l'angoisse monte

  4. Vous finissez par bâcler le travail à la dernière minute

  5. Le résultat n'est pas à la hauteur de vos attentes

  6. Votre confiance en vous s'effondre

La procrastination n'est pas un manque de volonté. C'est souvent un mécanisme de protection face à la peur de ne pas être à la hauteur.



Tendance auto-bloquante #2 : Le perfectionnisme paralysant


Le témoignage de Sophie, 38 ans

Sophie a 10 ans d'expérience en finance durable. Elle a identifié un projet dans l'Économie Sociale et Solidaire. Mais elle n'avance pas.

« Je lis sans arrêt sur le sujet. Je me documente à fond. Mais dès qu'il s'agit de passer à l'action — envoyer un message LinkedIn, postuler à une offre — je bloque. Je me dis que je ne suis pas encore prête, que mon projet n'est pas assez abouti. »

La charge mentale de Sophie est énorme. Elle rumine, anticipe tous les scénarios, veut tout contrôler. Résultat ? Zéro action concrète en 3 mois.

Pourquoi vouloir le projet parfait vous empêche d'avancer

Le perfectionnisme vous fait croire que :

  • Vous devez tout savoir avant de vous lancer

  • Votre projet doit être « béton » avant de le tester

  • Vous n'avez droit qu'à une seule tentative

La réalité ? Une reconversion professionnelle, c'est un processus d'itération. Vous apprenez en marchant, pas avant de marcher.

D'après le baromètre 2024 de la formation et de l'emploi, près de la moitié des actifs envisagent une reconversion professionnelle. Mais combien passent réellement à l'action ? Beaucoup moins.



Tendance auto-bloquante #3 : Le syndrome de la "bonne élève"

Le témoignage de Julie, 42 ans

Julie est styliste avec 25 ans d'expérience. Elle veut accéder au monde du luxe et de l'artisanat. Lors de notre atelier, elle confie :

« Je suis à fond dans tout ce que je fais. Je m'investis à 200%, je dis oui à tout, je veux bien faire. Mais au final, je n'ai jamais le recul nécessaire pour savoir si je vais dans la bonne direction. Je fonce tête baissée. »
Syndrome de la bonne élève

Le danger du syndrome de la bonne élève


Vous êtes peut-être comme Julie :

  • Vous faites tout ce qu'on vous demande (et même plus)

  • Vous avez du mal à prendre de la hauteur

  • Vous vous épuisez à tout gérer, mais ne savez plus pourquoi vous le faites

  • Vous avez peur de décevoir si vous ralentissez


Le problème ? Vous passez votre temps à « faire », mais jamais à « réfléchir à ce que vous devez faire ».

Une reconversion professionnelle ne se réussit pas en sprintant. Elle se réussit en alternant mouvement et prise de recul.

La parade : La journée trimestrielle de prise de hauteur

« Une fois par trimestre, je m'oblige à bloquer une journée complète. Pas devant mon ordinateur, mais dehors. En montagne, en forêt, peu importe. Avec un carnet et un stylo. Pour faire le point : Où j'en suis ? Qu'est-ce qui marche ? Qu'est-ce qui coince ? Où je veux aller dans les 3 prochains mois ? »

Pourquoi ça marche ?

  • Le mouvement corporel (marche, nature) aide la réflexion

  • Vous coupez avec le quotidien opérationnel

  • Vous adoptez une « vision d'aigle » sur votre projet

Comment mettre en place cette journée ?

  1. Bloquez MAINTENANT dans votre agenda : 1 jour par trimestre (non négociable)

  2. Choisissez un lieu ressourçant : montagne, mer, forêt, musée…

  3. Munissez-vous d'un carnet et de 3 questions :

    • Qu'est-ce que j'ai appris sur moi ces 3 derniers mois ?

    • Qu'est-ce qui m'a donné de l'énergie ? Qu'est-ce qui m'en a pris ?

    • Quelle est MA prochaine étape (pas celle que je crois devoir faire) ?

Julie a testé cette méthode. Elle a réalisé qu'elle courait après le luxe pour la reconnaissance, pas par passion. Elle a depuis réorienté son projet vers l'artisanat d'art, avec beaucoup plus d'alignement.

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Amélie LUTZ

Faites

Tendance autobloquante #4 : La difficulté à dire non


Le témoignage de Cyril


« En ce moment, je suis en surcharge totale au travail. Des collègues sont absents, je dois gérer leurs dossiers en plus des miens. Je sais que je devrais dire non, poser des limites, mais je n'y arrive pas. J'ai peur de décevoir, d'être mal vu. Résultat ? Je n'ai plus de temps ni d'énergie pour ma reconversion. »
savoir dire non

Pourquoi vous n'arrivez pas à dire non

Dire non, c'est :

  • Risquer de décevoir votre manager

  • Passer pour quelqu'un de « pas impliqué »

  • Créer du conflit (que vous voulez éviter à tout prix)

  • Accepter que vous ne pouvez pas tout contrôler

Le problème ? En disant oui à tout, vous dites non à votre projet le plus important : VOUS.

Une reconversion professionnelle demande du temps, de l'énergie mentale et de la disponibilité émotionnelle. Si vous êtes épuisé·e par votre job actuel, vous n'avancerez jamais.

La parade : La stratégie du "laisse-moi réfléchir"


« Avant, je disais oui immédiatement. Maintenant, dès qu'on me demande quelque chose, je réponds : "Laisse-moi vérifier mon agenda et je te reviens dans 2h." Ça me donne le temps de réfléchir : Est-ce vraiment mon rôle ? Ai-je le temps ? Est-ce que ça m'apporte quelque chose ?" »

Les 3 étapes pour apprendre à dire non sans culpabiliser :

1. Identifiez vos "oui automatiques"

  • Dans quelles situations dites-vous oui sans réfléchir ?

  • À qui avez-vous le plus de mal à dire non ?

  • Qu'est-ce qui vous fait peur si vous dites non ?

2. Préparez 3 phrases de transition

  • « Je vais vérifier ma charge de travail et je te reviens. »

  • « Actuellement, je suis sur un projet prioritaire. Je peux regarder ça la semaine prochaine ? »

  • « Je ne pourrai pas faire ça dans les délais que tu attends. En revanche, je peux te suggérer [alternative]. »



Tendance autobloquante #5 : La tendance à la fuite

Le témoignage de Pauline, 40 ans


« Je n'ai jamais tenu plus de 2 ans dans un poste. Dès que ça devient difficile, que je sens des tensions, je change. J'ai l'impression de répéter toujours les mêmes schémas : je choisis des environnements toxiques, je m'y épuise, je pars. Et ça recommence. »

La question que Pauline se pose : Est-ce que je fuis ? Ou est-ce que j'ai juste besoin de changement ?

Comment différencier fuite toxique et besoin légitime de changement

Voici un cadre que je partage souvent en accompagnement : les 4 phases du travail.

Phase 1 : Apprentissage (6-12 mois)

  • Vous découvrez, vous absorbez, vous êtes en mode « éponge »

  • Énergie : Haute (curiosité, nouveauté)

Phase 2 : Rébellion (12-18 mois)

  • Vous commencez à voir les limites du système

  • Vous questionnez, vous challengez, vous vous affirmez

  • Énergie : Variable (frustration possible)

Phase 3 : Autonomie (18-36 mois)

  • Vous maîtrisez votre poste, vous êtes efficace

  • Vous avez trouvé votre place

  • Énergie : Stable

Phase 4 : Interdépendance (36 mois+)

  • Vous devenez mentor, vous transmettez

  • Vous co-créez avec l'équipe

  • Énergie : Profonde

Si vous partez tôt, vous êtes peut-être dans la fuite.


Les 3 questions à se poser avant de changer de poste

1. Est-ce l'environnement qui est toxique, ou est-ce mon comportement qui attire ce type d'environnement ?

Pauline s'est rendu compte qu'elle choisissait systématiquement des start-ups en hyper-croissance, avec une culture du "toujours plus". Elle reproduisait un schéma familial de surperformance.

2. Ai-je déjà tenté de changer la situation avant de partir ?

  • Avez-vous parlé à votre manager de vos frustrations ?

  • Avez-vous demandé un changement de périmètre ?

  • Avez-vous posé des limites claires ?

Si la réponse est non, vous êtes peut-être dans la fuite.

3. Est-ce que je pars VERS quelque chose, ou est-ce que je pars POUR FUIR ?

Partir POUR FUIR :

  • « Je ne supporte plus mon manager, je dois partir. »

  • « L'ambiance est toxique, je ne peux plus rester. »

  • ➡️ Vous fuyez un problème, mais n'avez pas de projet clair

Partir VERS quelque chose :

  • « J'ai fait le tour de mon poste. Je veux développer telle compétence dans tel secteur. »

  • « Mon prochain challenge est X, et il n'est pas possible dans cette entreprise. »

  • ➡️ Vous avez une direction, un projet, un cap


💡 Pour identifier VOS schémas répétitifs, un bilan de compétences vous aide à poser les bonnes questions et à sortir des boucles inconscientes.


Conclusion : Vos blocages peuvent devenir vos plus grandes forces

Lors de notre atelier, une participante m'a demandé :

« Mais est-ce qu'on peut vraiment se débarrasser de ces tendances ? Est-ce qu'on ne va pas les traîner toute notre vie ? »

Ma réponse ?

Vous ne vous débarrasserez jamais complètement de vos tendances autobloquantes. Mais vous pouvez apprendre à les reconnaître et à mettre des parades en place.

Thomas continuera à procrastiner de temps en temps. Mais maintenant, il connaît sa parade (Pomodoro + découpage des tâches).

Sophie aura toujours tendance au perfectionnisme. Mais elle sait qu'elle doit décorréler actions et résultats.

Julie devra toujours se forcer à prendre du recul. Mais elle bloque désormais 1 journée par trimestre pour sa « vision d'aigle ».

Vos blocages ne sont pas des défauts. Ce sont des mécanismes de protection qui ont été utiles à un moment de votre vie.

Aujourd'hui, ils vous freinent. Demain, une fois conscientisés, ils peuvent devenir vos plus grandes forces.

  • Votre procrastination peut devenir de la réflexion stratégique

  • Votre perfectionnisme peut devenir de l'excellence

  • Votre difficulté à dire non peut devenir de la générosité maîtrisée

  • Votre tendance à fuir peut devenir de l'agilité et de l'adaptabilité

Tout dépend de votre capacité à poser des parades.


Faites le premier pas dès aujourd'hui

Vous vous êtes reconnu·e dans l'un de ces témoignages ? Vous tournez en rond dans votre projet de reconversion depuis des mois ?

Il est peut-être temps de vous faire accompagner.


Réservez votre appel découverte gratuit  45 minutes pour faire le point sur votre situation et identifier votre prochaine étape


Amélie LUTZ

 
 
 

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